Parleur ou les Chroniques d un rêve enclavé

Parleur ou les chroniques d'un rêve enclavé
Parleur ou les chroniques d'un rêve enclavé

Il est arrivé un matin, au petit matin, le cinquième jour de la fermentation, quand le miel prend sa première amertume. C’était l’année où le Prince adouba son aïné, l’année où il lui confia la ville pendant qu’il guerroyait pour son Roi sur d’autres rivages. Il est arrivé avec le vent de mer, un havresac au bout du bras droit, le chat sur l’épaule gauche.

C’est ainsi que Vini, l’épistolière, recueille Parleur et le présente à ses amis : Mescal la magicien, Halween la Mante, Gabar l’Ours, Teng le Gros, Qatam le guerrier, le Vielleux

C’est ainsi depuis des siècles sur la Colline, sous le joug des Princes de Macil et de la Citadelle Parce qu’on naït pauvre et qu’on le reste, en redoutant la Garde et les questeurs d’impôts, en tremblant devant le Prévost ou le Connétable, en agonisant doucement.

C’est ainsi, mais le frère de Vini écrivait que ce ne pouvait pas toujours l’être.

Et Parleur dit que cela doit changer.

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