SIMMONS Dan (1948)

Dan SIMMONS
Dan SIMMONS

Dan SIMMONS est né en 1948 à Peoria, dans l’Illinois (USA).

Dan SIMMONS veut, dit-il, « abattre les frontières entre les genres ». En deux livres énormes ( L’échiquier du mal et Hyperion ), il a en tout cas réussi à combler amateurs de littérature fantastique et amateurs de Science Fiction.

Pour créer l’événement, Dan SIMMONS n’a pas lésiné sur les moyens. L’édition française d’Hypérion et de sa suite, La Chute d’Hypérion, occupe mille pages bien tassées. Le plus étonnant de l’affaire est que SIMMONS soit un écrivain surgi -presque – de nulle part. De cet auteur dont on sait simplement qu’il a débuté en 1981 et a été poussé dans la voie de l’écriture par Harlan ELLISON, nous ne connaissions qu’un roman fantastique au demeurant remarquable, Le Chant de Kali, couronné en 1986 par un « World Fantazy Award ». Ses autres œuvres précédant Hypérion et le tout aussi volumineux Echiquier du Mal, splendide roman fantastique paru presque simultanément en français, n’ont pas été traduites, à l’exception de quelques nouvelles.

Hyperion

Tout bien pesé, Hypérion est un Space Opera, mais E.E. SMITH, WILLAMSON et HAMILTON n’y reconnaîtraient sans doute pas leur petit. On se trouve là devant un exemple magnifique et impressionnant de transmutation d’un genre.

Du Space Opera nous avons donc les ingrédients traditionnels : l’organisation des mondes habités ( l »Hégémonie »), les envahisseurs (les « Extros »), la planète au centre de l’action (Hypérion), et bien sûr l’aventure spatiale, les scènes de bataille, les complots, les mystères, etc. Avec ce plomb fiché dans l’aile de la Science Fiction, Dan SIMMONS fait de l’or. Par-dessus tout, il nous offre une magnifique galerie de personnages dont chacun possède une voix originale : la première partie du roman est composée de leurs récits, qui sont autant d’exercices de style.

Ces sept « pèlerins » ont tous une raison propre de se rendre sur la planète Hypérion où résident une étrange créature, le « gritche », et d’énigmatiques artefacts, les « tombeaux du temps ». Il serait vain de vouloir en dire beaucoup plus. Les secrets sans nombres enterrés dans le premier volume réclament tout un second tome d’éclaircissements. On s’est cru un moment embarqué pour un grand et beau scénario d’aventures, du style humains versus extraterrestres, mais au fil des pages Dan SIMMONS nous entraîne dans un abîme d’imagination, dans un opéra de l’espace -qui pour une fois mérite son nom – formidablement théâtral.

Informations extraites du Guide « La Science-fiction » par Lorris MURAIL, ed.LAROUSSE

Bibliographie

LES CANTOS D’HYPERION (1989)

  1. Hypérion 1 (Pocket 5578)
  2. Hypérion 2 (Pocket 5579)
  3. La chute d’Hypérion 1 (Pocket 5580)
  4. La chute d’Hypérion 2 (Pocket 5581)
  • ENDYMION (1995 – Ailleurs et Demain )
  • L’éveil d’Endymion (1997 – Ailleurs et Demain )
  • Le chant de Kali (1985 – J’ai Lu 2555)
  • Les larmes d’Icare (1989 – Denoël Présences)
  • L’échiquier du mal (1989 – Denoël PDF 607 et 608)
  • Nuit d’été (Livre de Poche)
  • L’homme nu (1992 – Livre de Poche 13998)
  • Les fils des ténèbres (1992 – Livre de Poche 14120)
  • L’Amour, la Mort (1993 – Livre de Poche 14168)
  • Les feux de l’Eden (1994 – Livre de Poche 14405)
  • Le Styx coule à l’envers (1997 – Denoël Présences ou PDF 629)

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